Tu prends de l'Ozempic ou un autre GLP-1 ? Voici pourquoi l'entraînement n'est pas une option
Tu prends de l'Ozempic ou un autre GLP-1 ? Voici pourquoi l'entraînement n'est pas une option!
Les médicaments GLP-1 — comme l'Ozempic, le Wegovy ou le Mounjaro — changent la vie de milliers de personnes. Moins faim, moins d'envies, une perte de poids qui semble enfin possible. C'est réel, et c'est significatif.
Mais il y a quelque chose que beaucoup de gens ne savent pas — ou qu'on ne leur dit pas assez clairement — quand ils commencent ce type de traitement.
Une partie du poids que tu perds, ce n'est pas du gras.
C'est du muscle.
Et ça, ça change tout.
Ce que les GLP-1 font à ton corps
Les agonistes du GLP-1 agissent principalement sur l'appétit. Ils ralentissent la vidange gastrique, augmentent la sensation de satiété et réduisent les envies alimentaires. Résultat : tu manges moins, et tu perds du poids.
Ce que la plupart des gens espèrent perdre, c'est de la graisse. Mais le corps, lui, ne fait pas toujours cette distinction aussi précisément qu'on le voudrait.
Quand tu perds du poids rapidement — peu importe le moyen — ton corps puise dans ses réserves. Et ces réserves incluent non seulement du gras, mais aussi de la masse musculaire.
Les études le confirment. Selon plusieurs recherches récentes, entre 25 % et 39 % du poids perdu sous GLP-1 peut provenir de la masse maigre, ce qui inclut les muscles. En d'autres mots, pour chaque 10 livres perdues, plusieurs livres pourraient venir de tes muscles, pas de tes réserves de graisse.
Ce phénomène est encore plus marqué chez les femmes, les personnes plus âgées et ceux qui ont de faibles apports en protéines.
Pourquoi c'est un problème
Tu pourrais te dire : tant que je perds du poids, c'est correct. Mais perdre du muscle, c'est loin d'être anodin.
Le muscle, c'est ton métabolisme.
Plus tu as de masse musculaire, plus ton corps brûle de calories au repos. Quand tu en perds, ton métabolisme ralentit. Ce qui peut rendre la perte de poids de plus en plus difficile à maintenir à long terme — et faciliter la reprise de poids si le traitement est arrêté un jour.
Le muscle, c'est ta force fonctionnelle.
Monter des escaliers, porter des sacs d'épicerie, jouer avec tes enfants ou petits-enfants, faire ton quotidien sans douleur. La masse musculaire, c'est ce qui te permet de bouger librement dans ta vie.
Le muscle, c'est ta santé à long terme.
Une perte musculaire importante est associée à un risque accru de chutes, de fractures, d'affaiblissement osseux et d'une moins bonne santé métabolique en vieillissant.
Une donnée particulièrement frappante d'une étude présentée à l'ENDO 2025 : plus les participants perdaient de muscle pendant leur traitement au sémaglutide, moins l'amélioration de leur glycémie était au rendez-vous. Autrement dit, perdre du muscle, ce n'est pas juste une question d'esthétique — c'est une question d'efficacité du traitement lui-même.
La bonne nouvelle : c'est évitable
Ce n'est pas une fatalité.
La science est assez claire là-dessus : s'entraîner en résistance pendant un traitement GLP-1 peut réduire de 50 à 60 % la perte de masse musculaire, comparé à prendre le médicament sans aucune activité physique.
Des données préliminaires de 2024-2025 montrent que seulement trois séances de renforcement musculaire par semaine suffisent à faire une différence majeure sur la qualité de ta perte de poids — soit beaucoup plus de gras perdu, et beaucoup moins de muscle.
Ce n'est pas un hasard si de plus en plus de médecins commencent à recommander explicitement l'entraînement en parallèle du traitement. Ce n'est pas un à-côté. C'est une partie intégrante du protocole.
Ce que ça veut dire concrètement
Tu n'as pas besoin de devenir un athlète d'élite. Tu n'as pas besoin de soulever des poids lourds ou de passer des heures en salle.
Ce dont tu as besoin, c'est un entraînement régulier en résistance — avec une progression adaptée à ton niveau — combiné à un apport en protéines suffisant.
Deux à trois séances par semaine, axées sur des mouvements qui sollicitent les grands groupes musculaires : jambes, dos, épaules, bras. Des exercices comme les squats, les fentes, les rangées, les développés, les soulevés de terre. Rien de compliqué. Mais fait de façon constante.
Une méta-analyse publiée dans Obesity Reviews en 2025 a mesuré l'impact combiné de l'entraînement et de la nutrition : les personnes sous GLP-1 qui maintenaient un apport en protéines adéquat et pratiquaient la musculation conservaient en moyenne 80 % de masse musculaire de plus que celles qui ne le faisaient pas.
80 %. C'est énorme.
Et la nutrition dans tout ça ?
On ne peut pas parler de préservation musculaire sans parler de protéines.
Sous GLP-1, comme tu manges moins, il y a un risque réel de ne pas consommer assez de protéines — ce qui peut aggraver la perte musculaire. Pourtant, c'est précisément quand ton apport calorique baisse que les protéines deviennent encore plus importantes.
Les recommandations varient selon les individus, mais l'objectif général pour quelqu'un qui s'entraîne et veut préserver sa masse musculaire sous GLP-1 tourne autour de 1,2 à 1,6 g de protéines par kilogramme de poids corporel par jour.
Ça veut dire qu'à chaque repas, même si tu n'as pas très faim, tu veux t'assurer qu'il y a une source de protéines : poulet, poisson, œufs, tofu, légumineuses, yogourt grec, fromage cottage, whey. Pas nécessairement de grosses quantités. Mais présentes à chaque fois.
Ce qu'on voit à L'Usine
On n'est pas là pour te dire quoi faire avec ton médecin, ou si tu devrais ou non prendre ce type de traitement. Ce n'est pas notre rôle.
Mais on est là pour t'accompagner dans l'entraînement qui va avec.
On reçoit de plus en plus de membres qui prennent des GLP-1 et qui veulent s'assurer de perdre du poids de la bonne façon — en préservant leur force, leur énergie et leur santé à long terme. Et ce qu'on constate, c'est que ceux qui combinent leur traitement avec un entraînement bien structuré et une nutrition adaptée obtiennent des résultats complètement différents de ceux qui s'appuient uniquement sur le médicament.
Moins de fatigue. Plus de force. Une meilleure composition corporelle. Et surtout, une progression qui se tient dans le temps.
Que tu sois au tout début de ton traitement, en plein milieu, ou que tu commences à penser à éventuellement en sortir un jour, l'entraînement est quelque chose que tu peux commencer maintenant. À ton rythme. Avec un accompagnement adapté à là où tu en es.
En résumé
Les GLP-1 comme l'Ozempic peuvent être un outil puissant pour la perte de poids. Mais prendre ce médicament sans s'entraîner, c'est un peu comme vouloir rénover une maison en enlevant des murs sans renforcer la structure. Le résultat peut paraître bon à court terme, mais il manque quelque chose d'essentiel en dessous.
L'entraînement en résistance, c'est ce qui protège ta structure — tes muscles, ton métabolisme, ta force pour la vie.
Si tu prends un GLP-1 et que tu n'as pas encore intégré l'entraînement dans ton plan, c'est le bon moment pour commencer.
Ton corps fait quelque chose d'important en ce moment. Aide-le à le faire intelligemment.
Tu veux savoir par où commencer ou adapter ton entraînement à ta situation ? Réserve une consultation gratuite avec un de nos coachs. On est là pour t'aider à bâtir un plan qui fait du sens pour toi.
